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EcoÉquipiers

Des restaurants font du problème des déchets abandonnés un axe de travail prioritaire. Des emplois dédiés sont créés pour l'amélioration de la propreté sur des périmètres de plus en plus étendus : les EcoÉquipiers.

Les emballages jetés sur la voie publique et dans la nature sont un problème difficile car plusieurs acteurs sont impliqués, soit en générant la nuisance, soit en prenant en charge son traitement. Si les consommateurs qui abandonnent leurs déchets d’emballages sont concernés au premier chef, McDonald's a sa part de responsabilité par le fait que les restaurants proposent un service de vente à emporter. Sans rien enlever à la nécessaire évolution des comportements de leurs clients, certains franchisés prennent l'initiative de créer des emplois dédiés à la collecte de déchets abandonnés : les EcoÉquipiers. Suite logique aux plans de propreté mis en œuvre par la plupart des restaurants McDonald’s, le principe est simple : des déchets étant retrouvés en des lieux de plus en plus éloignés, notamment du fait de la consommation Drive, il s'agit d'étendre le parcours de collecte jusqu'à parfois 15 kilomètres autour des restaurants. Munis de gants, sacs, pinces, pics et parfois équipés d'un téléphone portable dont le numéro est communiqué aux services municipaux, les EcoÉquipiers sillonnent centres villes et campagnes pour réduire les nuisances visuelles occasionnées.

 

Spécificités locales, modalités adaptées

La démarche est testée dans plusieurs villes de France : après que Rennes ait ouvert le bal en 1999, les villes de Tours, Toulouse et Saint-Vincent-de-Tyrosse rejoignent le mouvement. Et bientôt, Paris et Dijon. Si l'objectif est identique pour tous, les conditions de mise en œuvre s'adaptent à la situation locale : quels horaires d'ouverture des restaurants ? Quelle étendue et quel type de territoire de collecte couvrir ? Quel moyen de transport et quel matériel utiliser en conséquence ? Quelles variations saisonnières du problème ? Autant de questions qui conduisent les franchisés à des solutions pensées pour répondre à leur problématique propre. Lorsque les périmètres de collecte sont vastes, l'efficacité de la démarche nécessite l'utilisation d'une voiture, choisie dans une gamme peu émettrice de GES. C'est le cas à Tours, Rennes et Saint-Vincent-de-Tyrosse.

À Toulouse, un moyen de déplacement original est adopté : le triporteur. Sur le coffre avant de cet équipement conçu en Hollande (à l'origine pour le transport d'enfants !), une poubelle a été adaptée. « Nous avons mis en place cette solution parce que le restaurant est bordé par une piste cyclable où des déchets d'emballages sont régulièrement retrouvés. L'intérêt était donc de pouvoir emprunter cette piste cyclable », explique Gérard Ramus, franchisé à Toulouse. Pour les restaurants parisiens qui préparent le lancement d'une action similaire, les EcoÉquipiers se déplaceront à pied et seront munis d'un équipement de collecte adapté.

De son côté, Dijon réfléchit à l'utilisation d'un deux-roues électrique. Autre facteur d'adaptation de ces actions : la saisonnalité.

À Rennes, deux personnes employées à plein temps assurent la collecte d'emballages tout au long de l'année. « En fonction des saisons, les endroits où les déchets sont abandonnés changent. En été, nous retrouvons des papiers près des étangs ou sur les aires de pique-nique situées autour de Rennes », explique Mario Piromalli, franchisé à Rennes.

À Saint-Vincent-de-Tyrosse, c'est surtout pendant les week-ends de la période estivale que le ramassage est nécessaire.

Enfin, la collaboration avec les collectivités territoriales est souvent utile à l'amélioration de l'efficacité de la démarche. « C'est la lecture de l’EcoJournal 2006 par les services de la Ville qui a entraîné le recrutement d'un EcoÉquipier à Saint-Vincent-de-Tyrosse pour la saison 2007. D'ailleurs, le parcours a été défini par le directeur des services techniques de la Ville. Finalement, notre action complète celle des équipes municipales car leur personnel n'intervient pas les samedis et dimanches », rapporte Philippe Lannes franchisé à Saint-Vincent-de-Tyrosse. « En travaillant en partenariat avec les services Propreté des municipalités, notre objectif n’est pas de nous substituer à eux, mais de leur être complémentaires », précise Delphine Smagghe, manager Environnement et développement durable McDonald’s France.

 

Des emplois dédiés

L'amélioration de la propreté extérieure peut donc nécessiter la création d'emplois dédiés au sein des restaurants. La spécificité de ce métier n'est pourtant pas sans poser quelques difficultés. « La première difficulté, c’est le recrutement. Pour un poste aussi indépendant, il faut une personne très responsable car elle n'est pas encadrée de  façon aussi  présente  qu'un  équipier  en  restaurant », confie Laurent Vallet, directeur d’exploitation des restaurants Compagnie Île-de-France. « Il y a de plus une question de sécurité à bien prendre en considération puisque l'EcoÉquipier peut se voir confier une voiture et se trouver à des distances relativement éloignées des restaurants », complète Mario Piromalli. Au-delà de la collecte d'emballages abandonnés, l’EcoÉquipier joue un rôle important en matière de communication et de sensibilisation du grand public. « L'EcoÉquipier doit pouvoir répondre aux questions qui lui sont posées : pourquoi faites-vous cela ? Qui vous embauche ? etc. Mais aussi aller au-devant des demandes en expliquant la démarche environnementale de McDonald's », poursuit Laurent Vallet.

 

Une démarche bien accueillie

L'expérience porte ses fruits auprès d'habitants souvent étonnés par ces initiatives. « Il y a quelque temps, des personnes nous téléphonaient pour protester contre les emballages McDonald's jonchant telle ou telle rue et crier au scandale. Aujourd'hui, lorsque quelqu’un nous appelle pour nous signaler des papiers à proximité de son domicile, nous lui répondons en lui envoyant notre EcoÉquipier. De ce fait, nous sommes passés d'appels plutôt agressifs à des témoignages de remerciements et de félicitations. C’est quand même assez extraordinaire ! », relate Bernard Simmenauer, franchisé à Tours. « Notre EcoÉquipier rencontre des coureurs ou des gens du village qui s'étonnent que nous collections les déchets abandonnés par nos clients. La démarche est très bien accueillie par la population et a déjà fait le tour  de  notre  village  de  6 000 habitants », commente Philippe Lannes. Le succès couronne donc ces initiatives, tant en matière de propreté des lieux que d'image. Néanmoins, cela ne doit pas faire oublier que la bataille sera gagnée lorsque les comportements de certains clients auront évolué. Un chantier auquel McDonald's entend bien s'atteler et pour lequel la mobilisation d'autres acteurs sera indispensable.

 

Cet article est extrait de l'EcoJournal de McDonald's France, édition 2007

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