Déchets abandonnés :
Dijon et Albert ouvrent la voie

En 2007, c’est à Dijon et à Albert qu'est élaboré le programme de lutte contre les emballages abandonnés. Un an plus tard, en amont du déploiement national, il est entièrement testé dans ces mêmes villes.

Lorsque McDonald’s engage en 2007 un processus de concertation sur les emballages abandonnés, il le fait avec deux villes : Dijon (Côte d’Or) et Albert (Somme). Par ce choix, la problématique est traitée dans des sites représentatifs des 840 communes françaises où McDonald’s est implanté. Avec ses 250 000 habitants et ses sept restaurants, l’agglomération dijonnaise concentre tous les problèmes liés aux déchets en milieu urbain. La ville d’Albert, quant à elle, compte 11 000 habitants et un seul restaurant, avec des nuisances spécifiques, comme les emballages abandonnés en milieu rural.

 

Test grandeur nature

Une fois le programme de solutions élaboré, les deux villes continuent à être pilotes et accueillent depuis juillet 2008 l’expérimentation du dispositif. Nouveaux emballages, nouvelles poubelles, renforcement du ramassage des déchets et plan de communication : les huit restaurants et les municipalités déploient le programme complet. Si les principes sont communs aux deux villes, les spécificités sont prises en compte. Le plan de communication, par exemple, est décidé en fonction des opportunités locales. « À Dijon, nous avions déjà planifié pour l’été 2008 une campagne d’affichage municipal sur le thème des déchets. Nous avons donc décidé avec McDonald’s que nos campagnes de communication seraient menées en parallèle, avec une conception d’affiches différente », explique Élisabeth Biot, adjointe au maire de Dijon en charge de la propreté. De son côté, la Ville d’Albert choisit de décliner la campagne conçue par McDonald’s.

 

Le temps du bilan

Les tests sont conduits pendant six mois, de juillet à décembre 2008. Leur portée est décisive car ils conditionnent la façon dont le programme sera déployé à l’échelle nationale. Pour assurer un bilan fiable, un dispositif de suivi est mis en œuvre dès le démarrage du test, en partenariat avec les Villes. Ainsi, les emballages ramassés sont comptabilisés hebdomadairement par McDonald’s et les services municipaux. L’évolution des lieux sujets à fort abandon de déchets est également surveillée. Enfin, le département Études de McDonald’s France a mené sur le terrain, en septembre 2008, une étude Consommateurs pour évaluer la perception de l’ensemble du dispositif par les clients et les équipes des restaurants. « Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions car nous avons besoin de plusieurs mois de recul sur chacune des solutions testées. Néanmoins, les premiers résultats de l'étude Consommateurs sont très encourageants », révèle Delphine Smagghe, directrice Environnement et développement durable McDonald’s France.

 

TÉMOIGNAGES

« Les collectivités travaillent depuis longtemps pour améliorer la propreté des espaces publics, mais force est de constater que les incivilités souillent toujours nos rues et nos parcs. Après la démarche de concertation qui a été menée, je suis aujourd’hui convaincue que pour apporter des réponses à la hauteur de la difficulté du problème, il faut agir avec puissance. On le sait maintenant, cela veut dire que nous devons conjuguer des solutions techniques et des actions de sensibilisation, des réponses curatives et des démarches d’éducation, des efforts publics et privés. Et tout cela dans le même temps, et dans la durée. Je suis très heureuse du travail ambitieux que nous conduisons dans ce sens avec McDonald’s. J’ai beaucoup d’espoir dans les résultats que j’espère très positifs. Pour notre ville bien sûr, mais aussi pour que d’autres puissent bientôt en bénéficier. Et à Dijon, nous irons encore plus loin lorsque d’autres enseignes rejoindront le mouvement ! »

Élisabeth BIOT, adjointe au maire de Dijon, déléguée à la propreté de la ville

 

« La concertation a eu le mérite de mettre tous les acteurs concernés autour de la table. C’était important pour faire le tour de la question difficile qui était posée. Aujourd’hui, c’est le temps de l’action. On le savait depuis le début : face à un problème de cette complexité, la solution serait plurielle. Et c’est bien l’esprit du programme qui est testé actuellement à Albert. La solution est plurielle par la nature des actions engagées, mais aussi par la multiplicité des acteurs en jeu. C’est pourquoi, j’ai souhaité continuer à impliquer les services de la Ville d’Albert dans l’expérimentation en cours. Les agents municipaux en charge de la propreté, par exemple, ont travaillé avec les équipes du restaurant McDonald’s d’Albert pour mieux coordonner les tournées de ramassage et la comptabilisation des déchets abandonnés. Au-delà du test, nous avons également initié une réflexion avec les établissements scolaires pour construire un programme de sensibilisation des publics jeunes, piloté par les enseignants. »

Stéphane DEMILLY, Maire d’Albert et député de la Somme

 

Cet article est extrait de l'EcoJournal de McDonald's France, édition 2008

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