Emballages,
les nouvelles boites à idées

En 2005, McDonald’s France présentait une charte des bonnes pratiques environnementales comprenant cinq engagements majeurs. Venait en tête le point suivant : préserver les ressources naturelles en privilégiant l’utilisation de matériaux renouvelables ou recyclés*.

Dans la recherche d'emballages plus respectueux de l’environnement, l'effort à la fois budgétaire et environnemental est devenu un exercice permanent. « Nous travaillons continuellement sur les matériaux », explique Willy Brette, directeur Achats-Qualité- Logistique, en soulignant la démarche volontariste de l’entreprise dans le secteur de la recherche. « Nous ne voulons pas rester à attendre que les choses évoluent. Alors, nous nous appuyons sur des écoles spécialisées dans les emballages. McDonald’s a une masse critique suffisante pour déclencher des études, par exemple pour optimiser le grammage de certains emballages ».

En la matière, McDonald’s France a chargé IPLPerseco, son partenaire historique auprès des fournisseurs d’emballages, de l'aider à progresser vers un packaging « idéal », qui serait propre depuis sa source jusqu’à sa fin. La société travaille ainsi avec les fabricants pour mettre au point « les alternatives les moins polluantes », comme le rappelle Jocelyne Ehret, directrice packaging et assurance qualité Europe chez IPLPerseco « selon des règles essentiellement dictées par les directives européennes, qui exigent des emballages recyclables ou valorisables énergétiquement, ou encore compostables. »

 

A la recherche d'une innovation de rupture

Cornets de frites,  boîtes  Happy  Meal,  Chicken  McNuggets, etc. : 90 % des emballages et accessoires utilisés par McDonald's sont en papier ou en carton, dont la majorité contient plus de 72 % de fibres recyclées. Conformément à la législation, ces fibres ne sont pas en contact avec les aliments, mais prises entre deux couches de papier vierge ou à l’extérieur de l’emballage. Quant aux serviettes et aux sets de plateau, ils sont en papier recyclé à 100 %.

Pour continuer à progresser, IPLPerseco recherche les innovations technologiques qui permettraient d’élaborer les emballages de demain : « Sur le plastique, nous avons encore un peu de marge de progression », constate Jocelyne Ehret. « Plusieurs études sont en cours et nous les suivons de près. Cependant, nous attendons une innovation de rupture. Bien que plus cher que le plastique, le PLA – acide polylactique tiré du maïs – est l’une des solutions possibles. McDonald’s Autriche l’utilise pour ses gobelets de sundae, de bière et de milk-shake ; triés au plateau, ils sont ainsi valorisés dans les filières de déchets organiques. La situation européenne est différente : non seulement, aucune usine ne peut produire assez de PLA pour approvisionner tous nos restaurants, mais de plus, il sera nécessaire d'effectuer du « tri au plateau » pour pouvoir bénéficier d'un des principaux intérêts de ce matériau : sa valorisation dans les filières de déchets organiques. »

 

* Les quatre autres objectifs sont la valorisation des déchets, la limitation des consommations d’eau et d’énergie, la diminution des nuisances occasionnées et l’amélioration de l’intégration paysagère.

 

90 % de nos emballages et accessoires sont en papier et carton, matériau n'utilisant pas de ressources fossiles

 

Cet article est extrait de l'EcoJournal de McDonald's France, édition 2006

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