Le croisillon est dans le sac,
et réciproquement

Un accessoire de vente à emporter fabriqué à partir des chutes du sac en papier dans lequel il sera transporté. C’est l’histoire du croisillon et du sac, qui ont l’un et l’autre perdu du poids.

Le croisillon, développé en 2009 pour les menus à emporter, était une petite révolution en soi : ce plateau compartimenté dépliable en carton remplaçait des sacs superflus et d’autres emballages, comme les volumineuses boîtes “Best Of”. En 2014, un travail de reconception a abouti à une nouvelle version de cet accessoire. « Le nouveau croisillon, en fibre moulée, est toujours destiné à se placer au fond du sac en papier et à caler les différents produits qui composent le menu », détaille Baptiste Brunello, manager Achats-Qualité McDonald’s France. « Mais il est conçu d’un seul bloc, il n’est donc pas nécessaire de le déplier, d’où un gain de temps pour les équipiers. Il est plus léger, passant de 24 à 20 grammes, ce qui représente une économie annuelle de 278 tonnes de matière pour sa fabrication. Ses dimensions ont été réduites, il faut donc moins de place pour le stocker et moins de camions pour le transporter. » Le volume annuel à transporter a ainsi diminué de 36 %. Quant au sac en papier, ses dimensions ont été également revues à la baisse, ce qui enlève près de 2 grammes au poids du sac, soit une économie annuelle de 279 tonnes de papier.

Une boucle de matière

Le nouveau croisillon est fabriqué par Ecofeutre, dans le Morbihan. « Nous avons longtemps travaillé sur le design du produit avant d’arriver à un modèle satisfaisant des contraintes techniques assez complexes », raconte Frédérique Cavard, directrice d’Ecofeutre. « La fibre moulée est idéale pour ce type d’accessoire : elle est résistante, légère, isolante, 100 % recyclable ou compostable. Elle est, de plus, fabriquée à partir de fibres recyclées. » Pour ces dernières, McDonald’s impose l’utilisation de déchets post-industriels, conformes à une destination alimentaire. C’est dans ce cadre que s’est fait le rapprochement d’Ecofeutre avec des entreprises fabriquant des emballages pour McDonald’s, et parmi elles Schisler... qui fabrique le sac en papier. C’est ainsi qu’une partie de la matière première utilisée pour le croisillon provient des chutes de fabrication du sac dans lequel il finira par s’insérer. « Nous avons un client commun, très exigeant en termes de qualité et de traçabilité », commente David Schisler, président de la CEE Schisler, implantée dans les Deux-Sèvres. « Nous respectons des cahiers des charges compatibles, nous avons les mêmes interlocuteurs, la confiance s’établit naturellement. »

Cet article est extrait du Journal du Développement Durable de McDonald's France, édition 2014

 

100 % des emballages en papier ou carton sont composés de fibres vierges certifiées ou de fibres recyclées. Les fibres vierges proviennent de forêts certifiées FSC (Forest Stewardship Council) ou PEFC (Program for the Endorsement of Forest Certification scheme). Ces certifications garantissent une gestion durable des forêts : respectueuses de l’environnement, socialement bénéfiques et économiquement viables.

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