Opération
villes propres

Depuis mars 2009, collectivités territoriales et restaurants McDonald’s luttent ensemble contre les incivilités d’abandon de déchets sur la voie publique et dans la nature.

Après deux ans de travail sur la question des déchets jetés sur la voie publique, McDonald’s France lance en 2009 le déploiement d’un programme dont l’ambition est d’obtenir, à terme, une évolution des comportements inciviques d’une partie de ses clients. Construit à l’échelle nationale avec 86 acteurs publics et privés et le soutien du ministère en charge de l’écologie, ce programme est à présent développé par les restaurants en coopération avec des partenaires locaux. « A terme, nous souhaitons que tous nos restaurants soient impliqués contre ces incivilités aux côtés de collectivités et d’autres entreprises de restauration rapide », précise Eric Gravier, vice-président en charge du développement durable chez McDonald’s France.

Ces collaborations sont la déclinaison locale de la charte nationale signée le 21 octobre 2008 entre l’Association des Maires de France (AMF) et le Syndicat national de l’alimentation et de la restauration rapide (Snarr). Par celle-ci, ces têtes de réseaux se sont engagées à inciter les communes, d’une part, et les entreprises adhérentes au Snarr, d’autre part, à s’impliquer conjointement dans une action de lutte contre l’abandon des déchets. McDonald’s France est alors la première entreprise à y inscrire un engagement national fondé sur un programme structuré selon quatre axes complémentaires (lire encadré). Après un test concluant dans les villes pilotes de Dijon (Côte-d’Or) et d’Albert (Somme), l’heure est au déploiement national.

 

D’abord, initier le dialogue et décider d’une démarche commune

La démarche démarre souvent par le constat de dépôts sauvages de déchets. « Il y a deux ans, un agriculteur m’avait alerté sur des emballages régulièrement abandonnés le long de ses champs », confie Laurent Terrisse, franchisé à Montdidier (Somme). Sans attendre, il propose au maire de sa commune une action conjointe. Car si la question paraît simple, la réponse est multiple. C’est pourquoi, la collaboration avec les collectivités est indispensable et elle prend corps avec l’accord des élus. Alain Besson, franchisé à Limoges, confirme : « Avec les services de la communauté d’agglomération, nous avons mis au point un programme d’actions complet sur l’ensemble du territoire. Son point de départ a été l’accord de principe du président de Limoges Métropole, Alain Rodet ».

 

Ensuite, construire un programme adapté aux spécificités locales

Le travail opérationnel peut alors commencer. Au sein des collectivités, il implique des services aux compétences complémentaires : propreté, mobilier urbain, communication… Chez McDonald’s, ce sont les référents Environnement des restaurants qui coordonnent le projet. Un travail coopératif établit alors, quartier par quartier, un état des lieux précis de l’état de propreté de la ville, et aboutit en conséquence à un programme de solutions adapté aux conditions locales.

En dehors de la réduction des emballages qui concerne McDonald’s seul, les restaurants et les collectivités doivent s’accorder sur les autres axes de progrès du programme. A Limoges, par exemple, l’implantation de nouvelles poubelles a été décidée de concert sur le domaine public et les espaces privés des restaurants. Dans l’Oise, le franchisé Olivier Villette va compléter les actions de sensibilisation classiques par une opération de ramassage en forêt avec des apprentis et des lycéens. A Montdidier, le nettoiement assuré par les services de la commune a été renforcé par un vélo de ramassage McDonald’s. A Paris également, dans le 13e arrondissement, des éco-équipiers collectent les emballages dans les rues, sous la coordination de la régie de quartier locale. « Les tournées sont aussi des occasions de sensibilisation car les éco-équipiers sont régulièrement interpellés par des passants. Ils mettent donc à profit ces rencontres pour appeler aux gestes de civisme », souligne Madani Harhad, gérant des restaurants de McDonald’s Paris Sud.

 

Enfin, officialiser l’accord pour pérenniser l’action

Traditionnellement, il faut entre 6 et 9 mois pour construire un programme local, le temps pour les équipes McDonald’s et les services des collectivités de finaliser les états des lieux, acquérir de nouveaux équipements et former le personnel. La démarche est alors formalisée dans une convention. Les premières signatures ont eu lieu fin 2009. Le 17 novembre à Toulouse, par exemple, la communauté urbaine et deux franchisés McDonald’s scellent la première phase du dispositif pour 4 restaurants pilotes. « Le Grand Toulouse profitera de la proposition engagée par McDonald’s pour entraîner l’ensemble de la restauration rapide, notamment la société Quick », souligne Alexandre Marciel, Vice-président de la propreté et de la voirie du Grand Toulouse. A Limoges, une convention qui couvre l’intégralité du territoire de l’agglomération a été signée le 8 janvier. « Celle-ci pose les bases d’un travail commun qui se veut vivant et évolutif en fonction des résultats », précise Carole Cheucle, directrice des infrastructures routières de Limoges Métropole. Ce programme concerne potentiellement les 840 communes d’implantation des restaurants, voire aussi celles où des déchets d’emballages sont retrouvés.

 

> A fin décembre 2009, 91 franchisés sont engagés dans la démarche, soit 211 communes concernées.

 

PROGRAMME EMBALLAGES ABANDONNÉS : LES 4 AXES DU DISPOSITIF

McDonald’s a défini 4 axes de solutions pour faire évoluer les comportements de ses clients à l’égard des emballages abandonnés. L’efficacité de ce programme est renforcée par la création de partenariats avec les collectivités

1. Emballages moins nombreux et moins volumineux

> Développement d’un nouvel accessoire compartimenté, « le croisillon » qui permet de réduire le nombre de sacs et d’autres accessoires utilisés pour la vente à emporter.

> Suppression des boîtes de vente à emporter pour les « Best Of », et « Maxi Best Of », emballages de la gamme McDonald’s volumineux et difficilement écrasables.

2. Poubelles adaptées aux nouveaux modes de consommation

> Implantation de nouvelles poubelles («service au volant») à la sortie des parkings des restaurants pour permettre de jeter les emballages sans sortir de voiture.

> Discussion avec les collectivités sur l’implantation et le format des poubelles publiques.

3. Collecte des déchets optimisée et plus visible du grand public

> Mise en place d’une collecte des emballages abandonnés par des clients selon un plan de propreté.

> Discussion avec les collectivités pour optimiser la complémentarité des tournées de ramassage.

4. Communication incitant aux changements de comportements

> Formation des équipes en restaurant aux nouvelles procédures.

> Sensibilisation des clients en restaurant.

> Organisation de campagnes de sensibilisation avec les collectivités.

 

Cet article est extrait de l'EcoJournal de McDonald's France, édition 2009

 

 

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