Ils gèrent l’eau
comme une « Reine »

La gestion de l’eau est une problématique importante dans les usines de transformation. Un exemple avec le principal fournisseur de sauces de McDonald’s.

Reine de Dijon fournit McDonald’s France en sauces et cornichons depuis 1970. Au cœur de la Côte-d’Or, son usine de Fleurey-sur-Ouche profite de son dernier programme d’extension pour améliorer son cycle de gestion de l’eau.

 

Eaux épurées

Depuis 2003, le processus mis en place ne compte pas moins de 9 étapes :

1. Le regroupement : les eaux usées de toutes les productions de l’usine (moutarde et sauces) sont rassemblées dans une même canalisation.

2. Le dégrillage : les débris les plus volumineux sont triés et séparés.

3. Le bassin tampon : les eaux sont brassées pour homogénéiser leurs propriétés physiques et chimiques.

4. La flottation : grâce à l’injection de bulles d’air, les matières organiques se déposent au fond du bassin tampon et les particules en suspension remontent à la surface. Elles sont alors raclées et récupérées.

5. Le bassin biologique : il contient des bactéries qui se nourrissent des matières polluantes. De l’oxygène pur est diffusé au fond du bassin pour favoriser l’activité des bactéries. Cela permet d’agir contre le développement d’odeurs et d’éviter 99 % des épisodes odorants.

6. L’ultrafiltration membranaire : les plus petites particules sont filtrées par des membranes. « Cette technologie est très performante. La charge polluante (DCO) obtenue est d’environ 67 mg par litre alors qu’elle avoisine les 70 000 mg par litre au départ », souligne Luc Vandermaesen, directeur général de Reine de Dijon.

7. L’osmose inverse : elle est appliquée à une partie des volumes déjà filtrés par les membranes et réduit la charge polluante.

8. Le rejet en milieu naturel et la réutilisation : les eaux filtrées sont majoritairement rejetées dans le canal de Bourgogne (37 000 m3 en 2007). Celles épurées par osmose inverse sont utilisées pour prélaver les tuyauteries de l’usine (7 200 m3 en 2007).

9. L’épaississement des boues : pour réduire leur teneur en eau, les boues sont épaissies, puis utilisées comme engrais par des agriculteurs locaux selon un programme d’épandage précis. « Nos boues sont exclusivement constituées de résidus de produits agréés pour l’alimentation. Cela facilite leur acceptabilité », précise Luc Vandermaesen.

 

Consommations maîtrisées

En 2007, l’usine consomme 54 000 m3 d’eau. Environ 20 % sont incorporés dans les recettes. Les 80 % restants sont utilisés pour le nettoyage des équipements et sont le gisement d’importantes optimisations. L’économie la plus significative – 7 200 m3 en 2007 – provient de la réutilisation des eaux traitées par osmose inverse pour le prélavage des équipements de l’usine. Reine de Dijon s’est équipé également de stations de lavage des équipements et des sols qui sont à moyenne pression et de la NEP (Nettoyage En Place), un système de nettoyage des appareils programmé et contrôlé automatiquement. « Nous réduisons la consommation de détergents d’une part, la consommation d’eau de 500 m3 à 300 m3 d’autre part », précise Jean-Luc Rateau, directeur Environnement - Qualité de Reine de Dijon. Pour compléter le dispositif, les installations sanitaires sont rééquipées de systèmes économes et le personnel est formé aux bons gestes. Le nouveau programme de gestion de l’eau de Reine de Dijon lui permet des résultats qui vont au-delà des volumes et des normes de rejet fixés par les autorités locales. « C’est la multiplication des étapes qui nous permet de réaliser ces performances », conclut Luc Vandermaesen.

 

Cet article est extrait de l'EcoJournal de McDonald's France, édition 2008

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