Un traitement naturel
pour les eaux usées

McDonald’s s’assure de la qualité des eaux sales rejetées par ses restaurants. L’entreprise répond ainsi à la réglementation et limite son impact sur son milieu naturel.

Du fait de leurs activités, les restaurants McDonald’s peuvent rejeter de l’eau chargée en particules organiques et chimiques. Pour éviter un quelconque risque de pollution, McDonald’s développe avec ses fournisseurs des solutions écologiques.

 

Améliorer la qualité

S’agissant des opérations de nettoyage d’abord, les fournisseurs de McDonald’s, les sociétés JohnsonDiversey et Kay Chemical, ont développé plusieurs systèmes intéressants. Aujourd’hui, plus de 74,6 % des produits d’entretien et de désinfection (ou aseptisation) utilisés en restaurant sont soit dosés automatiquement, soit prédosés en usine pour limiter leur présence dans les eaux usées. Ainsi, seule la quantité nécessaire de détergent est utilisée. Ensuite, des séparateurs prétraitent les eaux avant leur introduction dans le réseau d’assainissement. Au niveau des parkings, des séparateurs à hydrocarbures récupèrent les huiles et carburants des voitures contenus dans les eaux de ruissellement. Les bacs à graisses, quant à eux, retiennent une partie des déchets présents dans les eaux usées et produits lors de la préparation des ingrédients notamment. Bien dimensionnés et régulièrement vidangés et curés, ils affichent un rendement de 60 à 70 % grâce à la décantation des matières grasses et à la précipitation des déchets organiques.

 

Un procédé innovant

Comment améliorer encore le système ? McDonald’s teste à Bar-le-Duc, Verdun et Wagram, un procédé de dégradation biologique. Un appareil breveté, appelé “Multibio”, injecte régulièrement des cultures de bactéries et nutriments dans le réseau d’eaux usées, en amont du bac à graisses. « Les bactéries agissent in situ. Elles sont capables de dégrader les graisses. Les produits issus de cette dégradation seront ensuite transformés en eau et dioxyde de carbone grâce à l’arrivée permanente d’air dans le bac via la pompe », explique Jean-Michel Pergent, franchisé à Verdun. L’eau rejetée est ainsi plus « propre », ce qui n’est pas pour déplaire aux collectivités pour qui le traitement des graisses au niveau des stations d’épuration représente une lourde charge. Le dispositif permet en outre de réduire le nombre de curages d’entretien des bacs à effectuer. Depuis son installation dans le restaurant de Verdun, il y a 3 ans, aucune vidange n’a été réalisée, ce qui a permis également d’éviter l’émission de gaz à effet de serre liée au transport des résidus depuis les restaurants jusqu’au site de traitement à Évry. Stéphane Perrin, de la société Enrena qui développe le Multibio, s’assure de l’efficacité du système en restaurant lorsqu’il recharge l’appareil tous les mois. Il commente : « Nous envisageons différentes améliorations techniques ainsi qu’une réduction de la distance entre l’appareil et le bac pour optimiser la survie et le développement des bactéries. » À l’issue de la phase de test, l’appareil pourra être proposé à d’autres restaurants.

 

Cet article est extrait de l'EcoJournal de McDonald's France, édition 2008

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