Chez McDo,
les seniors ont de l’avenir

Comment se passe l’embauche de seniors dans les restaurants, vue du côté des clients, des seniors eux-mêmes, des collègues plus jeunes ? Bien, confirme l’enquête réalisée par un groupe d’étudiants de Reims Management School qui a apporté son éclairage sur ces questions.

La présence de "quinquas" dans les équipes McDonald’s est devenue une réalité dans un certain nombre de restaurants. Mais quel bilan tirer de ces expériences ? Comment sont-elles perçues en interne et à l’extérieur ? L’occasion de répondre à ces questions s’est présentée à Sophie Hardy, responsable RH de la région Nord-Est, lorsqu’un professeur de Reims Management School est venu lui proposer la participation de ses étudiants à une enquête sur un sujet de son choix : « Nous avons des contacts réguliers avec l’école, notamment un partenariat pour la VAE directeurs. Notre projet d’une étude qualitative sur l’intégration des seniors a été retenu par la direction RH du siège et le département Études. La collaboration avec une école était une particularité intéressante de la démarche. Nous avons choisi quatre franchises : Valenciennes, Reims, Paris-Nord et Cagnes-sur-Mer. Les étudiants ont interrogé des équipiers, des managers et des directeurs, mais aussi des consommateurs clients ou non de McDonald’s, et de tous âges. »

 

Une image positive de l’enseigne

Même si cela ne semble pas avoir d'impact direct sur l'incitation à la visite chez McDonald's, accueillir des salariés de tous âges dans les restaurants est un signal très positif d'ouverture et de tolérance, pour tous, que l'on soit jeune ou moins jeune. « Contrairement à ce que nous pensions, les clients seniors ne privilégient pas la caisse tenue par une personne de leur âge », rapporte Élodie Sourisseau, responsable études chez McDonald’s France. « Certains sont cependant rassurés au moment de la commande, ils se sentent moins gênés s’ils connaissent mal les produits, par exemple. » Pourquoi travailler chez McDo à plus de 50 ans ? Le besoin d’argent ou de compléter sa retraite ne sont pas les seules raisons. On peut avoir envie de rester actif parce qu’on a encore de l’énergie et qu’on ne veut pas rester à la maison. Mais pour beaucoup cette embauche est vécue comme une chance qui suscite une réelle reconnaissance et une forte implication.

 

Complémentarité

Cette volonté de bien faire se conjugue avec les qualités professionnelles reconnues des seniors : expérience, fiabilité, ponctualité... Au contact des clients, ils développent des liens, ont une relation conviviale. Ils sont bien accueillis par les équipes et l’encadrement, qui s’accordent sur la source d’équilibre apportée par le mélange des générations. « Leur maturité peut par exemple tempérer les tensions qu’il peut y avoir chez certains jeunes parfois un peu bouillonnants. Ils écoutent, on leur demande conseil...», souligne Élodie Sourisseau. « Le temps d’apprentissage est généralement plus long, mais une fois ce cap passé les seniors s’adaptent très bien au rythme et sont très vite considérés par leurs collègues juniors comme des membres de l'équipe à part entière. De plus, leurs horaires sont complémentaires avec ceux de certains autres salariés, les étudiants notamment. Une condition toutefois : accepter et gérer une certaine spécialisation, car les seniors peuvent être moins polyvalents. Moyennant cette modulation des tâches, le pari est gagné. »

 

Cet article est extrait du Journal du Développement Durable de McDonald's France, édition 2012

Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé. www.mangerbouger.fr

Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour. www.mangerbouger.fr