Un accord de branche
sur le temps partiel

Après six mois de négociations menées par Hubert Mongon, senior vice-président RH McDonald’s France et président de la commission sociale du SNARR*, un accord sur le temps partiel a été signé en janvier 2014 au sein de la branche de la restauration rapide.

La loi sur la sécurisation de l’emploi de juin 2013 prévoit, entre autres dispositions, de fixer à 24 heures hebdomadaires la durée minimale de travail d’un salarié à temps partiel, sauf demande expresse de sa part. Il revient ensuite aux partenaires sociaux de s’accorder sur les solutions qui permettent la mise en œuvre de ces dispositions dans chaque branche professionnelle. C’est ainsi que les négociations se sont engagées en juillet 2013 entre le SNARR et ses partenaires sociaux. Au terme de plus de six mois de discussions, elles ont connu une issue positive puisqu’un accord a été signé par l’ensemble des organisations syndicales de salariés. Des avancées significatives en découlent, montrant que la négociation collective peut être un moteur d’innovation sociale. Le texte confirme notamment l’application volontaire du seuil de 24 heures fixé par la loi et apporte des réponses concrètes sur d’autres sujets comme l’organisation des coupures ou les heures complémentaires. « Les parties en négociation se sont entendues sur des avancées sociales importantes pour elles », commente Hubert Mongon. « Elles ont cherché à maintenir un juste équilibre entre les attentes des salariés et les contraintes de bon fonctionnement des établissements. Cet accord témoigne de la qualité des discussions. » Le résultat est d’autant plus remarquable que très peu d’accords ont été conclus dans d’autres branches.

Un temps partiel structurel

L’activité de la restauration rapide se concentre aux heures des repas. « Le temps partiel est donc structurel dans notre métier », poursuit Hubert Mongon. « Nous comprenons bien évidemment les contraintes associées à cette organisation pour les salariés, mais nous n’avons pas d’autre latitude que de prévoir des aménagements pour en compenser les conséquences et améliorer la qualité des emplois. » Les salariés des restaurants, majoritairement jeunes, ont des profils divers et 80 % des emplois sont en CDI. Un tiers des équipiers sont des étudiants** : le temps partiel permet de concilier emploi et études. Pour les personnes en situation de handicap, les seniors, certaines mères de famille, le temps partiel peut également correspondre à une nécessité. Quel que soit le profil des salariés, les opportunités de se construire un avenir professionnel sont réelles en interne ou en externe, grâce à une formation de qualité et une expérience professionnelle reconnue. « Il est dommage que le temps partiel ne soit pas considéré en France comme une forme d’organisation du travail à part entière. Il me semble plus constructif de chercher à bien organiser ce temps : s’intéresser par exemple, comme d’autres pays l’ont déjà fait, à ce qui pourrait faciliter la vie des salariés ayant des employeurs multiples. Nous sommes prêts à contribuer à une réflexion sur ce thème, il y va de l’intérêt conjoint des salariés et des entreprises », conclut Hubert Mongon.

* SNARR : Syndicat National de l’Alimentation et de la Restauration Rapide.

** Étude Ipsos Loyalty 2013.

Cet article est extrait du Journal du Développement Durable de McDonald's France, édition 2013

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