Faire le choix
des énergies renouvelables

Pour consolider son plan énergie, McDonald’s France a pris la décision de couvrir 100% des consommations électriques de tous ses restaurants, au 1er janvier 2010, avec de l’électricité d’origine renouvelable.

Après avoir étudié dans le détail les propositions disponibles sur le marché et du fait de l’organisation spécifique de la distribution d’électricité en France, la solution qui s’est imposée a été l’achat de certificats verts. Malgré le fait que les certificats verts soient controversés par de nombreux acteurs, McDonald’s a opté pour ce mécanisme, pour la garantie qu’il offre sur les sources de production et le fait qu’il ait un effet de levier positif sur le développement du marché des énergies renouvelables à terme.

Par ce mécanisme qui assure le comptage et la traçabilité de la production d’électricité verte, McDonald’s a pu faire évoluer en très peu de temps l’ensemble du réseau des restaurants. Cela fait de l’enseigne le premier réseau d’entreprises en France à passer à 100 % d’électricité verte, via les certificats verts. Cette nouvelle étape conclut une réflexion sur la stratégie énergétique engagée depuis plusieurs années.

L’une des règles de l’efficacité énergétique étant de produire l’énergie au plus près des lieux de consommation, McDonald’s France a donc fait le choix de privilégier de petites structures de production indépendantes, implantées localement dans les régions et réparties sur l’ensemble du territoire. Le mix énergétique du panel de producteurs fournissant les certificats verts à l’enseigne a été construit afin d’intégrer une diversité de technologies de production. « En France, il n’y a pas d’alternative à la connexion au réseau national », explique Sophie Boucher, Coordinatrice de projet Environnement McDonald’s France. « La production nationale d’électricité, distribuée sur le réseau, contient une faible part d’énergies renouvelables, avec 80 % de nucléaire, 11 % d’énergies fossiles et 9% de renouvelables. Les certificats verts nous permettent d’attester que l’équivalent des consommations électriques des restaurants a bien été produit par des sources renouvelables et injecté dans le réseau. Si l’ensemble des acteurs économiques faisait le même choix, cela permettrait, d’une part, de montrer que les ressources actuelles de production d’énergies renouvelables sont insuffisantes pour répondre aux besoins et, d’autre part, il y aurait une stimulation du marché par l’augmentation de la demande. » Les certificats verts ont historiquement été créés dans ce sens au début des années 2000, suite à la promulgation de la directive européenne 2001/77/CE dont le but était la promotion des énergies renouvelables.

 

« C’EST UNE DÉMARCHE QUI VA DANS LE SENS DE L’HISTOIRE »

Aux États-Unis, un certain nombre de grosses entreprises sont déjà très impliquées et ont adopté des politiques énergétiques ambitieuses. À l’origine de leur intérêt : la prise de conscience des impacts importants sur l’environnement qui résultent de consommations non optimisées. Une fois cette première étape franchie, le changement de positionnement énergétique peut ensuite s’opérer, mais nécessite alors une double approche méthodologique traitant de la maîtrise simultanée des consommations et de la production d’énergie par l’entreprise. Le choix des énergies renouvelables vient alors naturellement. En France, c’est véritablement une démarche de pionnier que McDonald’s a engagée.

Pierre Picard, administrateur de Green Access

 

Cet article est extrait du Journal du Développement Durable de McDonald's France, édition 2010

 

 

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