Comment réduire
l’impact de l’élevage bovin ?

Les émissions de gaz à effet de serre liées à l’élevage ne cessent de croître. Pour McDonald’s, cette réalité constitue un défi majeur auquel il faut contribuer.

Depuis 2008, McDonald’s et son fournisseur McKey s’associent à des chercheurs pour mieux comprendre, et à terme, réduire les émissions de GES générées par l’élevage bovin. Deux programmes de recherche sont en cours avec l’école supérieure d’agriculture de Purpan et l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). Parallèlement, des solutions organisationnelles sont prospectées dans le cadre des concertations agricoles conduites par McDonald’s depuis février 2009.

 

Enjeux

Selon les estimations de la FAO*, l’élevage contribue aux émissions mondiales de GES pour 18 %. En cause : la digestion des ruminants, l’expansion des pâturages et des terres de cultures nourricières du bétail et le fumier, qui génèrent des émissions de méthane, de dioxyde de carbone et de protoxyde d’azote. Pour McDonald’s et McKey, ce problème prend de l’importance du fait de la nature de leur activité. En 2008, le Bilan Carbone© de McDonald’s France révélait que la production de steaks hachés est responsable de 44 % des émissions de l’entreprise sur son périmètre global. A l’heure où McDonald’s s’engage à réduire ses émissions de 20 % avant 2020, le bœuf devient donc à la fois une difficulté et un levier importants. Deux voies complémentaires peuvent être envisagées pour répondre au problème : une évolution des habitudes alimentaires des consommateurs et des innovations dans les filières bovines. « Ce sujet concerne, mais dépasse McDonald’s. La question de notre offre se pose, mais notre effort doit d’abord porter sur les évolutions potentielles de la filière bovine dans le contexte particulier du changement climatique », affirme la directrice de l’Environnement de l’entreprise, Delphine Smagghe.

 

Début de réponse

« L’alimentation est un facteur de limitation des émissions de méthane des ruminants, par la composition des rations et par l’addition de certains compléments », explique Djamila Lekhal, chercheuse à l’école de Purpan. Dans le cadre de l’appel à projets de McDonald’s, des aliments moins méthanogènes ont été identifiés et l’impact de l’ajout d’additifs alimentaires analysé à partir d’études scientifiques précédentes. « Nous pourrons ainsi établir des outils de diagnostic et d’aide à la décision pour les éleveurs », précise Carole Augé, manager Achats-Qualité chez McDonald’s France. La solution technique sera complétée en 2010, par une étude socio-économique qui déterminera les conditions d’une mise en œuvre viable. « Du fait de la solidarité qu’elle induit, la contractualisation entre les acteurs de la filière sera probablement un moyen pertinent », pronostique Djamila Lekhal. Avec l’Inra, le projet porte sur la mesure des émissions de bovins alimentés selon différentes rations. Les travaux en cours visent donc à définir des formulations qui contribuent à réduire les émissions de méthane. Les premiers résultats sont encourageants et devraient se poursuivre par des expérimentations en exploitation. Ces travaux représentent un espoir de progression pour McDonald’s et McKey. La place de ces acteurs dans la filière bovine française (37 000 éleveurs impliqués** et environ 24 000 tonnes de viande bovine achetées par an) devrait leur conférer un rôle plus global.

* Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.

** Estimations 2008 sur la base du tonnage des produits achetés.

 

Cet article est extrait de l'EcoJournal de McDonald's France, édition 2009

 

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